Le plan américain pour un cessez-le-feu en Ukraine inclurait une proposition accordant un bail de longue durée à la Russie sur les territoires occupés, rapporte TopTribune.
Ce vendredi 15 août, Donald Trump rencontrera son homologue russe Vladimir Poutine en Alaska pour discuter des moyens de mettre fin à la guerre en Ukraine, qui a débuté le 24 février 2022. Cette rencontre est présentée comme historique et pourrait ouvrir la voie à un changement significatif dans la dynamique du conflit.
Zelensky finalement prêt à des concessions ?
Avant même cette réunion, Trump a indiqué qu’un échange de territoires serait nécessaire pour parvenir à un accord. Cette proposition a été fermement rejetée par le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Cependant, selon des sources rapportées par The Telegraph, Zelensky pourrait envisager un gel de la ligne de front, ce qui signifierait la reconnaissance, de facto, du contrôle russe sur environ 20 % du territoire ukrainien, notamment dans les oblasts de Lougansk, Donetsk, Zaporijjia, Kherson, ainsi qu’en Crimée, annexée en 2014.
Un bail de 49 ou 99 ans accordé à la Russie ?
Dans ce contexte, le média polonais Onet a récemment révélé que le plan américain inclut la reconnaissance des gains territoriaux russes via un bail de 49 ou 99 ans, après quoi la situation serait réévaluée. Claude Blanchemaison, ancien ambassadeur de France à Moscou, explique que « ce mécanisme permettrait de préserver l’intégrité territoriale de l’Ukraine, puisque la propriété resterait, juridiquement, à l’Ukraine ». Cet arrangement éviterait également à Zelensky de devoir organiser un référendum, les frontières de l’Ukraine étant constitutionnellement établies.
Scénario hong-kongais
Ce modus operandi fait écho au cas de Hong-Kong, où la Grande-Bretagne a rétrocédé le territoire à la Chine en 1997 sous la condition que le statut précédemment établi soit maintenu. The Telegraph souligne que si un tel accord est accepté, Moscou pourrait exploiter la situation pour renforcer le sentiment anti-ukrainien dans les régions concernées, rendant ainsi improbable tout retour à un statut ukrainien après l’expiration du bail.